Des données en masse…

L’immobilier se digitalise progressivement et les immeubles récents disposent désormais de nombreux équipements et de plans connectés, permettant d’en optimiser l’exploitation et la maintenance. Toutefois, le renouvellement du parc étant naturellement lent, la majorité des actifs en stock n’est pas « connectée ».

Pour autant, de nombreuses données sont disponibles et constituent un levier important d’amélioration des performances d’un parc :

  • localisation (accessibilité/transports, environnement, etc.) ;
  • terrain (nature, constructibilité, réseaux/voiries, diagnostics, etc.) ;
  • bâtiment (typologie, surfaces, état, consommation énergétique, etc.) ;
  • occupation (utilisateurs, vacance, usages, etc.) ;
  • performance financière (coûts, rentabilité, etc.) ;
  • transactions (prix, durée de commercialisation, mesures d’accompagnement, etc.) ;
  • mode de détention (acquisition/location, structuration, etc.).

Globalement, ces données restent peu exploitées en comparaison à d’autres secteurs (assurances,banque, retail, etc.).

 

…mais encore peu structurées

Si l’accès à l’information est de plus en plus facilité par la multiplication de bases de données (open data ou fournies par des associations professionnelles notamment), la capacité à collecter et structurer ses propres données semble plus complexe.

Cela s’explique en partie par le fait que les acteurs de l’immobilier, quels qu’ils soient (y compris les utilisateurs), ont progressivement constitué des bases de données au rythme de leurs besoins. Ces bases sont souvent peu partagées et perfectibles. En effet, la qualité des données est souvent hétérogène en termes de complétude et de mise à jour, et leur collecte pas toujours exhaustive. De plus, chaque acteur a sa propre définition de la donnée considérée comme clé, y compris parfois au sein d’une même entreprise.

Un pas est franchi depuis peu : certaines associations ont établi des formats de données ou des définitions précises de ratios et de décomposition des coûts pour pouvoir réaliser des benchmarks pertinents entre leurs membres.

 

L’avènement de la data-science : fiction ou redite ?

À moyen terme, certains métiers de l’immobilier devraient être largement automatisés (valorisation d’actifs, due diligence et data room visuelles, …), nécessitant une homogénéisation plus large des données. On peut imaginer que la fiabilisation et le partage des données à l’échelle du secteur permettront de développer de l’intelligence artificielle, et de l’analyse prédictive, voire, à l’instar du permis à points des citoyens chinois, d’attribuer une note à un promoteur, un prestataire ou un locataire en fonction de ses performances et d’ajuster en conséquence le montant des honoraires, de la prime d’assurances ou du loyer.

Bien évidemment, l’avenir du secteur reste difficile à prédire et de nouvelles technologies apparaitront sûrement, mais il est indéniable que les acteurs disposant de bonnes bases de données auront un temps d’avance et un avantage concurrentiel décisif. •

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